Strasbourg


1. Le Conseil de l’Europe, cheval de Troie de l’islamisme ? 

2. The Council of Europe, Trojan horse of Islamism?

3. La nouvelle Allemagne - Les appels du Muezzin à Cologne

4. Une résolution pour Strasbourg de l’association « C’ l’Europe » 5. Emmanuel Macron a défendu Strasbourg

6.  Une des  erreurs de François Hollande : le découpage des régions

7. La bonne nouvelle

8.  Le retour de l’Alsace 

9. 30 ans de jumelage Strasbourg-Dresde


Le Conseil de l’Europe, cheval de Troie de l’islamisme ?

Le Conseil de l’Europe qui siège à Strasbourg depuis 1949 et cherche à se rapprocher du Parlement de l’Union Européenne, également ancré à Strasbourg, est-il vraiment ce qu’il prétend être ? Lui qui justifie la présence à Strasbourg de nombreuses ambassades dont celles de la Russie de Vladimir Poutine et de la Turquie de R. C. Erdogant qui ne sont pas vraiment des modèles de vertu en matière de droits, organise des campagnes annuelles pour la démocratie.
On se souvient de celle de l’automne 2015 qui vilipendait les contrôles policiers en France, cherchant à faire passer notre pays pour un État policier, avec des textes affichés sur des panneaux verts dans les rues de Strasbourg jusqu’à la gare centrale. Le Conseil de l’Europe dut les retirer discrètement quand eut lieu en novembre 2015 le massacre du Bataclan. Mais cela continue et de toute évidence. Les islamistes ont eux aussi subodoré cette fragilité d’institutions européennes dotées de fonds abondants. Ils cherchent peu à peu à Strasbourg à se couvrir de leur honorabilité pour faire avancer leur doctrine.
La plus récente toutefois n’a pu être escamotée tant elle était criante. Il s’est agi de la vidéo promotionnelle largement diffusée en octobre - novembre 2021 qui montrait une succession de jeunes femmes souriantes ; une ligne balayait alors l’écran ; les têtes de ces dames passaient sous un foulard islamique, un « hijab ». Le message publicitaire était relayé sur les réseaux sociaux par l’inconcevable slogan : « Joy in hijab », « La joie dans le hijab ». On se serait cru reporté à la joyeuse campagne de promotion du « burkini » qui heureusement n’a pas fait d’émules sur nos plages.
Mais la promotion du « hijab » était organisée cette fois par le Conseil de l’Europe avec le soutien financier de l’Union Européenne. Le matin même où « France info » encensait la tolérance et le progressisme de la maire allemande de Cologne pour avoir invité les muezzins à lancer leur prière tonitruante sur sa ville (voir article ci-dessous), le 4 novembre à 8 heures 30, questionné par la même radio au sujet de l’affaire de Strasbourg, le chef du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau répondait ceci :
« Le Conseil de l’Europe est chargé de valoriser nos propres valeurs et ces gens-là ont intégré la propagande islamiste. Que disent les Frères musulmans ? Que disait récemment encore Tarik Ramadan sur le voile islamiste ? Que c’était une question de liberté. La publicité du Conseil de l’Europe est exactement la reprise de la propagande islamiste : « Le voile, c’et la liberté ». Je propose qu’on les renvoie dans les pays qui sont tenus par les Frères musulmans islamistes. Ils verront ce que cela donne comme liberté pour les femmes. Naturellement, toutes les femmes voilées ne sont pas islamistes mais tous les islamistes veulent que leurs femmes soient voilées. Le voile est un emblème, un emblème sexiste qui désigne la femme à un rang inférieur à l’homme, un symbole séparatiste qui veut isoler au sein de la communauté nationale une communauté religieuse comme un corps étranger. Que le Conseil de l’Europe en vienne là avec une publicité financée par l’Union Européenne, cela en dit très long sur les organisations internationales. A l’avenir, je pense qu’il ne faut pas en rester là. Il y a des questions à poser ».
En fait, le Conseil de l’Europe n’a pas annulé la campagne, il l’a seulement suspendue. Sans doute jusqu’à la prochaine occasion. Ceux qui tirent les ficelles savent combien nous avons la mémoire courte et combien grande est notre vulnérabilité produite par la mauvaise conscience qu’on nous inocule. Mais depuis l’offensive du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin contre le financement par la mairie de Strasbourg de la mosquée turque géante Ayoub Sultan, une prise de conscience commence à poindre. Ce même 4 novembre, elle était étayée par un article de François Xavier Bellamy dans « Le Figaro ». Le chef de la délégation du LR au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE) écrivait que cette « courte vidéo (…) n’est qu’un symptôme parmi bien d’autres, qui ensemble permettent d’établir le constat d’une dérive grande ampleur ».
« Depuis des années, écrivait-il, des hauts fonctionnaires, des universitaires, des chercheurs alternent sur les stratégies d’entrisme qu’ils observent de la part d’une nébuleuse islamiste qui, sous couvert d’antiracisme, prend place dans l’environnement des institutions européennes : des associations, des fédérations, des organisations non gouvernementales proposent des projets et obtiennent des financements européens. Elles utilisent les mots-clés en vogue : défendre l’inclusion, promouvoir la diversité, contrer les « discours de haine »… Et, au nom de la « lutte contre l’islamophobie », elles parviennent à imposer leurs thèses. Ainsi du projet « dialogue sur la radicalisation et l’égalité » (DARE), financé dans le cadre du programme de recherche européen Horizon 2020, qui a conclu au fait que la « radicalisation » (le mot islamisme n’est jamais cité) s’expliquait par des « discriminations structurelles » en Europe. Improbable retournement : les pays victimes d’une série d’attentats deviennent soudain les coupables…
Le Parlement européen lui-même ne manque plus une occasion de relayer ce type d’accusation : quelques jours après la mort de George Floyd, il votait une résolution dénonçant « l’oppression et le racisme structurel en Europe », ainsi que « le recours excessif ou létal de la force par la police dans l’Union européenne », sans qu’on voie bien où pouvait se trouver la responsabilité des forces de l’ordre européennes dans la mort d’un citoyen américain au Minnesota.
S’indigner d’un « racisme structurel » permet de toute façon d’éviter toute objection : il n’est plus nécessaire de fonder l’accusation sur des faits précis, il suffit d’évoquer une ambiance. Il y a quelques jours seulement, à l’occasion d’un évènement réunissant des centaines de jeunes Européens à Strasbourg (ndlr : il s’agit sans doute du festival annuel EYE), une jeune fille voilée a pris la parole dans l'hémicycle du Parlement pour dénoncer "l’islamophobie" au sein de nos institutions : son intervention a été soutenue par un courrier signé de nombreux parlementaires, de la gauche à LREM. Or, cette jeune fille était présente au titre de l’association Femyso, émanation d’un réseau des Frères musulmans… Un exemple de plus du mélange de naïveté et de complaisance de l’Europe, sommée au nom de ses principes d’ouvrir la voie à l’idéologie qui veut les détruire. La campagne du Conseil de l’Europe n’a dont rien d’un fait isolé. La stratégie est constante : entretenir l’accusation d’un « racisme structurel » dans nos pays : définir ensuite ce racisme comme une « islamophobie », ce qui permet de criminaliser toute critique de cette religion : pour lutter contre cette critique dénoncée comme « islamophobe », promouvoir positivement cette religion, ses pratiques et ses injonctions. Le même mouvement avait conduit à l’organisation du « Hijab Day » à Sciences Po il y a quelques années, qui consistait à proposer aux étudiantes de se voiler au nom de la « lutte contre l’islamophobie ».
Alors que tant de femmes dans le monde et dans nos pays mêmes, subissent menaces, pressions et violences pour leur imposer de porter le voile, voir l’Europe affirmer que la liberté est dans le hijab, est un reniement désespérant.
Une telle dérive appelle des questions, et une réponse.
Des interrogations d’abord : comment une telle campagne a-t-elle pu être mise en œuvre ? Qui a pris la décision de la concevoir, de la diffuser ? Quel budget a-t-elle mobilisé ? (…) Il faut que toute la lumière soit faite sur les conditions dans lesquelles cette vidéo a été publiée. (…) Mais sans attendre apportons-lui une réponse. Le véritable racisme est à l’évidence dans l’assignation identitaire que de tels messages relaient. Il y a quelques jours, la même « unité anti discriminations » du Conseil de l’Europe diffusait la photo d’une femme voilée, avec ce commentaire : « Ce que ce foulard veut dire pour moi : c’est la possibilité d’être moi-même, sans avoir à me cacher ni à faire semblant d’être ce que je ne suis pas ». Paradoxe absolu : on se cacherait en se dévoilant, on se montre en se dissimilant. Aucune femme ne se définit par le fait que, derrière un voile, elle montre ce qu’elle est.
En Europe, la liberté de conscience est effectivement respectée – et c’est une chance, car très peu de pays musulmans se montrent aussi tolérants à l’égard des chrétiens ou des incroyants… Mais, si cette liberté est permise, il doit être clair pour tous les enfants de la civilisation européenne, d’ "héritage ou d’adoption, que personne ne se définit par le fait de se voiler. Le Conseil de l’Europe manque à l’idée même de l’Europe quand il fait croire le contraire".
                                                                                                   Sources : « France Info » et « Le figaro » du 4 novembre 2021

The Council of Europe, Trojan horse of Islamism?

Is the Council of Europe, which has been based in Strasbourg since 1949 and tries to get closer to the European Union Parliament, also based in Strasbourg, really what it claims to be? It justifies the presence in Strasbourg of numerous embassies, including those of Vladimir Putin's Russia and R. C. Erdogan's Turkey, which are not exactly models of virtue in terms of rights,. Neverthe less the Council organizes annual campaigns for democracy.

We remember the one in the fall of 2015 that vilified police controls in France, seeking to make our country look like a police state, with texts posted on green signs in the streets of Strasbourg all the way to the central station. The Council of Europe had to quietly remove them when the Bataclan massacre took place in November 2015. But this continues and obviously the Islamists too have sensed this availability of well-funded European institutions. They seek little by little in Strasbourg to cover themselves with their honorability to advance their doctrine.

The most recent one, however, could not be overlooked as it was so obvious. It was the promotional video widely broadcast in October-November 2021 which showed a succession of smiling young women; a line swept across the screen; the heads of these ladies passed under an Islamic scarf, a "hijab". The advertising message was relayed on social networks by the inconceivable slogan: "Joy in hijab", in other words "Enjoy the hijab". It was as if we had been transported back to the joyful campaign for the promotion of the islamic swimmsuit "burkini" which covered the whole body from the feet to the head, which fortunately has not been emulated on our beaches.

But the promotion of the "hijab" was organized this time by the Council of Europe with the financial support of the European Union. The same morning that "France info" praised the tolerance and progressiveness of the German mayor of Cologne for inviting the muezzins to launch their thunderous prayer over her city (see article below), on 4 November at 8.30 a.m., questioned by the same radio station about the Strasbourg affair, the head of the LR group in the French Senate, Bruno Retailleau, replied as follows:

"The Council of Europe is responsible for enhancing our own values and these people have integrated the Islamist propaganda. What do the Muslim Brotherhood says? What did the islamic propagandist Tarik Ramadan say recently about the Islamic veil? "That it was a question of freedom". The Council of Europe's advertisement is exactly the same as the Islamist propaganda: "The veil is freedom". I propose that we send them back to the countries which are held by the Islamist Muslim Brotherhood. They will see what kind of freedom it gives to women. Of course, not all veiled women are Islamists, but all Islamists want their women to be veiled. The veil is an emblem, a sexist emblem which designates the woman to a rank inferior to the man, a separatist symbol which wants to isolate within the national community a religious community like a foreign body. That the Council of Europe has come to this point with an advertisement financed by the European Union says a lot about international organizations. In the future, I think that we should not leave it at that. There are questions to be asked".

In fact, the Council of Europe did not cancel the campaign, it only suspended it. Probably until the next opportunity. Those who pull the strings know how short our memory is and how great our vulnerability is produced by the bad conscience we are inoculated with. But since the offensive of the Minister of the Interior Gérald Darmanin against the financing by the city hall of Strasbourg of the giant Turkish mosque Ayyub Sultan, an awareness is beginning to emerge. That same November 4, it was supported by an article by François Xavier Bellamy in the newspaper "Le Figaro".

The head of the LR delegation within the European People's Party (EPP) group wrote that this "short video (...) is only one symptom among many others, which together allow us to establish the observation of a large-scale drift.

"For years," he wrote, "senior civil servants, academics and researchers have been alternating on the strategies of entryism that they observe on the part of an Islamist nebula which, under the guise of anti-racism, is taking place in the environment of European institutions: associations, federations, non-governmental organizations propose projects and obtain European funding. They use the buzzwords in vogue: defending inclusion, promoting diversity, countering "hate speech"...
And, in the name of the "fight against Islamophobia", they manage to impose their theses. Such is the case of the project "Dialogue on Radicalization and Equality" (DARE), funded under the European research program Horizon 2020, which concluded that "radicalization" (the word Islamism is never mentioned) was explained by "structural discrimination" in Europe. An improbable reversal: the countries that have been victims of a series of attacks suddenly become the culprits...
The European Parliament itself no longer misses an opportunity to relay this type of accusation: a few days after the death of George Floyd, it voted a resolution denouncing "oppression and structural racism in Europe", as well as "the excessive or lethal use of force by the police in the European Union", without it being clear where the responsibility of the European police in the death of an American citizen in Minnesota could be found.
To be indignant about "structural racism" allows one to avoid any objection: it is no longer necessary to base the accusation on precise facts, it is enough to evoke an atmosphere. Only a few days ago, on the occasion of an event bringing together hundreds of young Europeans in Strasbourg (editor's note: this is probably the annual EYE festival), a young veiled girl took the floor in the hemicycle of the Parliament to denounce "Islamophobia" within our institutions: her intervention was supported by a letter signed by many parliamentarians, from the left to LREM. However, this young girl was present on behalf of the Femyso association, an offshoot of a Muslim Brotherhood network... One more example of the mixture of naivety and complacency of Europe, summoned in the name of its principles to open the way to the ideology that wants to destroy them. The campaign of the Council of Europe is not an isolated event. The strategy is constant: to maintain the accusation of a "structural racism" in our countries: to define then this racism as an "islamophobia", which allows to criminalize any criticism of this religion: to fight against this criticism denounced as "islamophobic", to promote positively this religion, its practices and its injunctions. The same movement led to the organization of the "Hijab Day" at Sciences Po (the insitute for political science in Paris) a few years ago, which consisted in proposing to students to wear a veil in the name of the "fight against Islamophobia".
While so many women in the world and in our own countries are threatened, pressured and violently forced to wear the veil, to see Europe affirming that freedom lies in the hijab is a desperate denial.
Such a drift calls for questions, and a response.
Questions first: how could such a campaign be implemented? Who took the decision to design it, to broadcast it? What budget did it mobilize? (...) We need to shed light on the conditions under which this video was published. (...) But without waiting, let's bring him an answer. The real racism is obviously in the identity assignment that such messages relay. A few days ago, the same "anti-discrimination unit" of the Council of Europe published a photo of a veiled woman, with this comment: "What this headscarf means to me is the possibility of being myself, without having to hide or pretend to be what I am not. Absolute paradox: one would hide by revealing oneself, one shows oneself by concealing oneself. No woman is defined by the fact that, behind a veil, she shows what she is.
In Europe, freedom of conscience is indeed respected - and this is fortunate, because very few Muslim countries are as tolerant of Christians or non-believers... But, if this freedom is allowed, it must be clear to all children of European civilization, whether by heritage or adoption, that no one is defined by the fact that she veils herself. The Council of Europe is failing in the very idea of Europe when it makes people believe the opposite
".
                                                                                                      (Sources: "France Info" and "Le Figaro" of November 4, 2021)

La nouvelle Allemagne - Les appels du Muezzin à Cologne

La maire de Cologne, Henriette Rekers, a lancé un projet pilote, qui débutera le 1er janvier 2010.15.10.21 et qui permet à toutes les mosquées de sa ville (environ 35 au total) de faire appeler le muezzin à la prière une fois par semaine, le vendredi. Toutefois, cela est soumis à certaines limites de volume et uniquement entre 12 heures et 15 heures.
C'est un peu surprenant que ce projet pilote n'ait pas vu le jour parce que les communautés musulmanes avaient fait pression pour cela, mais parce que la ville de Cologne et sa maire ont voulu d'elles-mêmes donner un signe de tolérance et que les communautés musulmanes aient été surprises par cette magnanimité. Bien que l'origine de la décision ne soit pas d’une réelle importance, on peut voir là aussi la volonté croissante de l'Allemagne de créer de manière proactive un espace pour les autres cultures - et surtout pour l'Islam. Même si la conséquence logique est que notre propre culture, le mode de vie libéral européen et la sécurité intérieure sont ainsi refoulées.
Le projet de la ville de Cologne a été dans l’ensemble bien accueilli et évalué sans esprit critique dans les médias. Selon des enquêtes non représentatives, la population allemande semble également réagir de manière positive et ouverte. On y trouve, entre autres, des comparaisons avec la sonnerie des cloches des églises chrétiennes et l'opinion selon laquelle, si la cathédrale est autorisée à sonner, alors, conformément à la liberté de religion, le muezzin doit être autorisé de même à se faire entendre. Sur ce point, toutefois, je me permets d’opposer que la sonnerie des cloches n'est pas une profession de foi expressis verbis ou un appel à la foi. De plus, la sonnerie des cloches est une tradition de notre pays depuis des siècles, c'était un signal horaire, un signal d'appel pour participer au service religieux ou bien les cloches des églises étaient utilisées pour alerter la population en cas d'urgence avant l’invention des sirènes.
Bien sûr, les appels de muezzin n'ont aucune tradition à Cologne et ont une signification et une fonction totalement différentes. Amplifiés par des haut-parleurs, ils ne sont pas seulement un signal pour les musulmans audible de loin, mais aussi un appel aux autres confessions et aux incroyants. Et certains musulmans percevront également ces nouveaux sons en Allemagne comme un moyen d'articuler et de démontrer leur pouvoir. " Ici, nous occupons l'espace public ! Retirez-vous, infidèles. Il n'y a qu'un seul Dieu et son nom est Allah !". Dans l'Islam, la foi est synonyme d’exercice du pouvoir, puisqu'il n'y a pas de séparation entre la religion et l'État. La charia est au-dessus des lois de l'État séculier. La Constitution de la République fédérale d'Allemagne n'a qu'une importance secondaire pour les musulmans vraiment convaincus, et même elle est sans importance dans les cas extrêmes. C'est une vérité sur laquelle la plupart des Allemands, dans leur ivresse de tolérance, ont fermé les yeux depuis des décennies
Même si le projet de Cologne est initialement limité à deux ans, je suppute que l’appel du muezzin deviendra du provisoire définitif. Comment peut-on imaginer que les politiciens reviendraient sur leur décision ou qu’ils oseraient le faire ? Si vous retirez une concession ancienne à une minorité musulmane déjà très puissante dans l'Allemagne moderne, idéologisée à gauche, vous vous rendez automatiquement suspect de discrimination et d’islamophobie. Ces slogans belliqueux peuvent suffire à stigmatiser des personnes et à détruire leur carrière et leur existence. Je suis vraiment curieux de voir comment les Allemands (qui représentent quand même encore quelque 60% de la population de Cologne) vont accueillir à la longue ce nouveau phénomène acoustique. Cette ville fermement ancrée depuis des siècles dans le catholicisme change à un rythme effréné. Il sera difficile de sauvegarder à long terme sa couleur locale, unique en Allemagne, le caractère particulier de sa population et son dialecte. Qui sait si, dans quelques décennies, nous n'aurons pas déjà d'autres soucis que le regret d’avoir assisté à la disparition de la culture de Cologne. Peut-être que cette ville ne parlera presque plus allemand. C'est tout à fait concevable. Le trait d’humour qui fait mention depuis un certain temps du « Califat de Rhénanie-Westphalie », c’est-à-dire le Land entourant Cologne, en dit long sur la question.
Nous autres, Allemands, ne devrions donc pas vouer nos pensées à la meilleure manière de devenir encore meilleurs, plus tolérants et cosmopolites, mais plutôt de nous demander de toute urgence si notre hyper-tolérance perpétuelle n’est pas en contradiction avec l'idée que nous nous faisons de l'Europe, de la future société et du mode de vie allemands. D’autant que le tapis rouge que l’on déroule devant l'Islam ne crée pas seulement de belles choses, du vivre-ensemble de diverses cultures, mais produit aussi des effets clairement négatifs et, surtout, irréversibles. Ce serait d’une grande urgence d’ouvrir le débat sur les conséquences de l’immigration de masse à laquelle nous assistons et de la recherche compulsive de toujours plus de diversité et d’arc-en-ciel. Mais on l’évite soigneusement et la politique et les médias font barrage. Les problèmes et les tensions déjà existantes s'accroissent sans même que nous nous en rendions compte. Au contraire ! Une grande partie de la population n'est pas du tout informée des potentiels de conflit qui couvent déjà et de leur énormité. Et comme l’évolution toujours dans le même sens est stimulée par des actions de tolérance comme celle de Cologne, le processus s’accélère.
Alors la question qui n’est pas sans importance se pose : dans quelle mesure notre société pourra-t-elle dans quelques décennies être encore ouverte et tolérante ? Si l'on voulait se donner la peine d’en parler aux chrétiens pratiquants qui vivent en Turquie, à condition de pouvoir encore en trouver et s’ils avaient le courage de parler, on saurait. On saurait que l’Islam est un mouvement religieux si tolérant envers la foi des autres qu'en l'espace de 200 ans, jusqu'au 20ème siècle, son territoire qui était autrefois à domination chrétienne a été transformé de force par la technique musulmane. Cette suppression d'autres cultures et d'autres croyances, qui se poursuit de nos jours encore, est l'une des caractéristiques de l'Islam. La preuve en est donnée par des évolutions historiques et actuelles, ainsi que par certaines sourates du Coran qui donnent de droit divin le cadre et la légitimation pour ce faire. C’est un état de fait que vous ne trouverez dans aucune autre religion. Dans le christianisme, par exemple, aucune atrocité commise à l’égard de tierces personnes d'autres confessions (même si cela s’e produit dans l’histoire, nous le savons) n’est justifié par les Saintes écritures et la doctrine. Il en va tout autrement dans l'Islam. Les écrits de Mahomet sont tout sauf des appels pacifistes à plus de compréhension entre ses adeptes et ceux des autres religions. Que l'on puisse se mettre en danger en dénonçant ces réalités n’est pas la preuve du contraire.
Malheureusement, l'islam (qui n'a pas encore été réformé) n'est pas une simple religion comme toutes les autres. La tolérance de l'Islam envers ceux qui étaient différents ou non-croyants n’a jamais défini ses limites, au plus tard, qu’une fois que les choses avaient nettement changé en faveur de l'Islam. Il existe de nombreux pays et zones de peuplement dans le monde qui peuvent servir d'exemples à cet égard. Et en Europe, cela ne pourra qu’être similaire. Il faudrait être vraiment naïf pour croire qu’il pourrait en être autrement !
Si vous ne le croyez pas, regardez la France, par exemple. Elle a été dans un récent passé le théâtre d’actes de terrorisme et d’atroces massacres qui reflètent la brutalité de la lutte pour le pouvoir entre les cultures et leur incompatibilité partielle en termes de vision du monde et d'humanité. Parmi elles, la décapitation de l'enseignant Samuel Paty par un islamiste tchétchène. Mais l'évolution démographique ne mène pas seulement à la violence et au terrorisme. Il y a des glissements de pouvoir et des conflits à tous les niveaux de la société. Les intellectuels français se sont déjà retrouvés acculés et contraints d'écrire des lettres ouvertes au gouvernement. Lettres dans lesquelles ils appellent Paris à résister à l’islamisation et à mettre un terme à la prise de pouvoir par l'islam dans de nombreux domaines de la société française, administrations, écoles, universités, etc. Combien de temps encore faudra-t-il à l’Allemagne pour en arriver là ? Et sait-on déjà à quel point la culture occidentale et chrétienne a dû reculer chez notre grand voisin de l’Ouest ?
Ce projet pilote à Cologne, que la plupart des gens célèbrent comme une preuve progressiste de tolérance, est pour moi (et peut-être aussi pour beaucoup d'autres qui se font rarement entendre dans l’espace public) un petit pas de plus vers l'autodestruction de l'Europe occidentale. Un pas de plus vers l'abandon, vers le renoncement à notre culture de base, vers le renoncement à exiger l’assimilation des musulmans et en quelque sorte un geste de soumission.
Si seulement plus de gens en Allemagne et en Europe occidentale voulaient s’extraire de cette situation, voulaient un changement de perspective, voulaient réfléchir et anticiper les conséquences d’une réorientation des aiguillages comme celui qui vient d’avoir lieu à Cologne, alors on y gagnerait quelque chose. Alors nous pourrions préserver notre mode de vie libre, éclairé et tolérant, ainsi que notre culture et les particularités culturelles qui permettent la coexistence pacifique des peuples européens rassemblés sous l'égide de l'Union Européenne.
Ou bien nous pouvons poursuivre nos expériences sociales somnambuliques et dilapider de manière irresponsable notre patrimoine culturel.  (Thomas Schaller, Berlin, 21/10/2021)

Une résolution pour Strasbourg de l’association « C’ l’Europe »
(Pour mémoire : le premier acte politique de notre association vingt jours après sa fondation à Strasbourg)

« Nous militons en faveur d’un siège unique du Parlement Européen et de son administration à Strasbourg ». Ces mot figurent au début des statuts de notre association « C’ l’Europe. Conférence Paneuropéenne de Strasbourg », inscrits tout récemment au registre du Tribunal judiciaire de Strasbourg.

Or, pour éviter la contagion, nous dit-on, le Parlement Européen réunit depuis le 26 mars non seulement ses commissions mais aussi ses sessions plénières à Bruxelles. Autrement dit, le Parlement dans sa totalité. Pourtant, les votes se déroulent à distance en mode électronique. Donc en l’absence physique de députés. N’y a-t-il pas lieu de s’interroger ? Pourquoi affirmer que les sessions plénières se tiennent à Bruxelles si elles se déploient dans l’espace hertzien ?

La communication numérique est délocalisée et des gens sont prêts à la réceptionner et à la traduire à Strasbourg. Mais tout est ramené à Bruxelles. Alors, pourquoi nous dorer la pilule avec des messages conciliants comme celui fort aimable du président du Parlement invoquant pour se dédouaner l’intangible fidélité à la décision de 1992 ? 

Décision adoptée à l’unanimité par les gouvernements de l’Union qui attribuait les sièges des institutions européennes. Celui du Parlement fut accordé à Strasbourg. Il l’est resté. En droit, certes. Mais la force normative des faits forge les réalités politiques. Or, le danger est là, Bruxelles capture le Parlement. L’heure n’est plus aux belles phrases aussi vite oubliées que dites ou écrites. 

Réunir les commissions à Bruxelles avait déjà effrité la décision de 1992 sans pouvoir l’annuler. Les anti-Strasbourg profitent maintenant de la pandémie pour créer un nouveau fait accompli. Le 8 septembre dernier, quand le Parlement a renoncé derechef à siéger à Strasbourg, on a subodoré qu’il n’y viendra plus cette année. Strasbourg est comme rayée de la carte. Deux députées strasbourgeoises ont vivement protesté. Les a-t-on entendues ? Le pli est-il déjà pris ? 

Sur le papier, l’UE existe encore à Strasbourg. Mais le gardien sur le parvis du Parlement à l’Allée du printemps si bien nommée, n’a plus que les fleurs à surveiller. Sur ses terrasses, tout en haut, les arbustes font grise mine. Cette magnifique réussite architecturale, maintenant à l’abandon, unissait harmonieusement la vie moderne à la nature. Faut-il en parler au passé ? « Elle serait le siège idéal d’une université européenne », nous glisse un ami belge. Cette rumeur bien colportée s’insinue, « elle s'enfle, grandit à vue d'œil ; elle s'élance, étend son vol… ». Elle se fait légende urbaine. 

Nous laisserons-nous prendre à ces bienveillantes paroles ? 

En abusant de la complaisance et de l’indifférence (« Strasbourg est loin à l’Est ») propres à tant de gouvernements français successifs, les anti-Strasbourg ont officialisé des faits accomplis et grignoté peu à peu le terrain. Or, rien n’interdisait d’installer intégralement le Parlement Européen à son siège officiel, à Strasbourg. En homme de bon sens, Helmut Kohl le voulait. Pourquoi François Mitterrand n’a-t-il pas saisi la perche ?  

Le 3 octobre 2020, on a célébré le 30ème anniversaire de la réunification allemande. Son architecte, le chancelier Kohl, avait exprimé sa dernière volonté en demandant que ses obsèques religieuses se déroulent chez lui à Spire, et ses obsèques civiles et politiques dans l’amphithéâtre du Parlement de Strasbourg. 

Le chancelier savait que déconcentration et décentralisation sont dans l’ADN de l’Europe. Ce n’est pas sans raisons que les pères fondateurs de la future Union Européenne ne voulaient pas loger ses institutions dans des capitales nationales. Mais la capitale de la Belgique a obtenu la Commission et le Conseil européen. C’est une exception et un acquis. Bruxelles, sera toujours l’exécutif européen. 

Faut-il lui donner de surcroît le Parlement ? Ce serait une rupture du contrat et une atteinte à l’esprit du continent. Ce fut au départ essentiellement un objectif  des Britanniques, notamment pour mettre l’Europe sous l’aile de l’OTAN. Laisserons-nous faire alors que Londres a déserté l’Europe avec pertes et fracas en nous jouant une absurde comédie ? 

Bien entendu, la France ne décide pas seule. Or, d’ici à l’automne 2021, le moment est optimal pour des initiatives franco-allemandes. Il faut saisir les chances quand elles se présentent. L’histoire ne repasse pas les plats. 

Évidemment, on n’aura pas le Parlement tout entier à Strasbourg sans céder quelque gage substantiel en échange à nos amis allemands. Angela Merkel et Annegret Kramp-Karrenbauer l’ont nettement donné à comprendre. En Allemagne, peut-être plus qu’ailleurs, les bons comptes font les bons amis. 

L’Allemagne a enfanté l’euro et lui a donné son nom. Il est chez lui à Francfort. La représentation citoyenne est dans les gènes de la France. Elle est incarnée par Strasbourg. Pourquoi ne pas renforcer ces deux hauts lieux de l’européanité, chacun selon sa vocation ? Ce serait une base de pourparlers.  

En attendant, il faut agir, bousculer rites et usages. Ce sont les actes qui font bouger les choses. Ne laissons pas les faits s’établir insidieusement. Bruxelles est en zone plus rouge que Strasbourg. Ne faudrait-il pas aller chercher en voiture à Bruxelles des député(e)s volontaires et les héberger dans l’eurométropole strasbourgeoise ? 

Mais y a-t-il encore des parlementaires de l’UE à Bruxelles ? C’est en tout cas ce qu’on tente de nous faire avaler.

Jean-Paul Picaper Président de « C’ l’Europe. Conférence Paneuropéenne de Strasbourg ». 28 septembre 2020


Emmanuel Macron a défendu Strasbourg

Le 9 Mai 2021, journée de la Fête de l'Europe, le président Emmanuel Macron est venu dans l'Eurométropole alsacienne défendre la place du Parlement européen à Strasbourg. "Au moment où nos valeurs sont attaquées, menacées au sein même de l'Europe, a-t-il dit, rappeler que Strasbourg est la capitale des droits démocratiques européens et de nos valeurs est essentiel. Et la place du Parlement européen est dans ce cœur vibrant des valeurs européennes. Si Bruxelles est la capitale des bureaux de l'Europe, Strasbourg est la capitale de son âme et de son cœur: là où on la pense, là où on défend ses valeurs". Le président  a insisté sur la Souveraineté et la Démocratie européennes qui se déploient à Strasbourg et a mis la jeunesse qui a beaucoup souffert de la pandémie, au premier rang dans la promotion de l'Europe. Citant un poète un peu oublié, Patrice de la Tour du Pin, il a dit que "les peuples qui n'ont pas de légende meurent dans le froid". Mais ce ne sont pas les chaines françaises de télévision qui tisseront la nouvelle saga européenne. Dans leurs journaux du soir au petit écran, ni la chaîne publique TF 1 ni la chaîne privée France 2 n'ont eu un mot pour l'initiative et les propos du président.  (Rédaction, le 10 mai 2021)

Une des  erreurs de François Hollande : le découpage des régions


La reconstruction de la France en 2014 en 13 régions métropolitaines plus 5 régions d'outre-mer, se superposant à la mosaïque des 101 départements, avait provoqué de nombreuses protestations parce que des unités territoriales très différentes et parfois distantes ont été soudées les unes aux autres. Le premier objectif était de mettre la France au diapason des autres pays européens, le plus souvent fédéralistes, comme sa grande voisine l’Allemagne avec ses seize Länder. Le second était de simplifier l’administration régionale française et de faire ainsi des économies d'échelle. Et le troisième enfin de décentraliser ou déconcentrer un pays trop axé sur Paris.

Non seulement la plupart de ces objectifs n’ont pas encore été atteints, mais les réclamations continuent, venant surtout de régions ayant une culture et une histoire très particulière. Mariée à la Lorraine et à la Champagne-Ardenne, l’Alsace jalousait la Bretagne qui forme une région à elle seule. Elle aurait bien voulu s’accoupler à la Lorraine, l’idée «d’Alsace-Lorraine » ayant un passé dans l‘inconscient français, mais qu’avait elle à voir avec ce pays « producteur de bulles » qu’est la Champagne ? Les Alsaciens n’ont eu de cesse d’obtenir le droit de former tout au moins une collectivité locale, sans se détacher de la Région Grand-Est composée de l’Alsace, de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne.

C’est chose faite cette année avec la formation de la Collectivité européenne d’Alsace (la CEA), composée des deux départements alsaciens Bas-Rhin et Haut-Rhin assez réticents auparavant à fusionner. Naturellement, les protestations en Lorraine et Champagne sont nombreuses, mais c’était inévitable et les Alsaciens y tenaient beaucoup. Le principal effet de cette création sera un renforcement de l’Eurorégion Alsace-Pays de Bade. Les pouvoirs locaux du Bade allemand voient un effet positif notamment en matière de promotion des langues, de la culture, des transports et de la santé. « L’Alsace avait été rayée de la carte politique, elle existera à nouveau et je m’en réjouis», a estimé le maire de Breisach, Oliver Rein, élu CDU, commune qui occupe une place particulière dans l’histoire frontalière.

En 1918, c’est par le pont de Breisach que les autorités françaises avaient expulsé sans ménagement les Allemands installés en Alsace et les Alsaciens jugés « indésirables ». Mais c’et aussi à Breisach en 1950, cinq ans seulement après la fin de la guerre et le retour de l’Alsace à la France, que 80% de la population avait demandé la suppression de la frontière sur le Rhin. Outre la revitalisation de programmes transfrontaliers européens déjà existants, de la relance en commun des énergies renouvelables et de la remise en service la ligne ferroviaire Colmar – Breisach, on va promouvoir le bilinguisme franco-allemand et la coopération sanitaire dont l’épidémie du Covid a fait prendre conscience.

La bonne nouvelle (Good news)

"Au milieu des années 1970, il ne restait plus que neuf couples de cigognes en Alsace. De nombreux acteurs se sont mobilisés afin de favoriser le grand retour de l’oiseau symbole : un programme de réintroduction de cette espèce dans la région, plusieurs opérations de sauvetage et une importation de spécimens par une vingtaine d’élevages, en provenance notamment du Maghreb. Une mission réussie après trente ans d’effort. Mais ce repeuplement, trop massif aux yeux de certains habitants, ne fait pas l’unanimité et quelques voix s'élèvent..."

"In the mid-1970s, there were only nine pairs of storks left in Alsace. Numerous players were mobilised to promote the great return of the symbol bird: a programme to reintroduce this species to the region, several rescue operations and the import of specimens by some twenty farms, notably from the Maghreb. A successfull mission after thirty years of effort. But this repopulation, too massive in the eyes of some inhabitants, is not unanimously approved and some voices raised”.


30 ans jumelage Strasbourg-Dresde

Très vite après la proclamation de la réunification allemande, le 3 octobre 1990 à Berlin, Strasbourg l’Alsacienne et Dresde la Saxonne signaient le 27 du même mois un accord de jumelage. Ce lien ne s’est jamais distendu, encore que Strasbourg coopère avec des villes limitrophes allemandes, telles Offenburg et Karlsruhe et naturellement Stutgart, un peu plus éloignée. Les célébrations du 30ème anniversaire qui auraient dû avoir lieu en 2020 ont été reportées en raison de la crise sanitaire. En 2003, es deux villes avaient obtenu le prix de la Culture des régions européennes pour la richesse de leurs échanges, notamment culturels et patrimoniaux. Des initiatives se suivent comme des perles sur un riche collier, telles récemment l’exposition « Boulevard de Dresde/Straβburger Platz » et « La rénovation urbaine de Dresde depuis 1990 » au Lieu d’Europe. (Stefan Richter. Président de Paneurope Saxe.20/12/2020)